Elle se délasse là, dans ses draps remontés à la hâte,
Le visage caché sous l’oreiller en plumes qu’elle met
Sur sa tête. Soulève-le, un peu ! Tu verras une chatte
Aux yeux d’ors pénétrants, ouverts sur l’Infini. Mais,
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Si le regard te fixe, elle est pourtant ailleurs, auprès
Des dieux jouisseurs qui dansent en cadence, autour
De son corps nu, offert aux désirs, sur le sol d’un pré
Où luisent mille reflets bleus qui lui servent d’atours.
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Parfois, elle soupire d’aises, au sein d’échappées belles,
Avant d’étirer, pleine d’abandon, ses membres dénudés.
Enivrée par les vastes horizons de ses rêves sans fin, elle
File comme une gazelle qui s’élance dans le vent, de l’été.
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Et moi je suis à côté d’elle, à vivre ses silences, heureux.
Nous voilà tous les deux enveloppés par la nuit. Amants
Ébahis, sentant nos cœurs battre, nichés dans un creux,
Nous captons le bonheur fugitif et précieux, de l’instant.
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Poème écrit par Philippe Parrot, le 26 avril 2012.
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