Certaines passions amoureuses sont si tempétueuses qu’elles poussent les amants à transgresser d’un commun accord bien des interdits. Dès lors, à se livrer à des pratiques guère orthodoxes que nos sociétés bien pensantes condamnent, il s’ensuit qu’elles demeurent inavouables, cantonnées le plus souvent dans la sphère privée, derrière les épais rideaux de l’alcôve.

À l’image de cette énigmatique photo de corps en noir et blanc, elles se cachent derrière un jeu d’ombres et de lumières. D’ombres sur la beauté de leurs jours et de lumières sur l’éclat de leurs envoûtements. Une expérience tout en troubles émois qui marque sans doute à jamais, même les moments d’exaltation passés.

Philippe Parrot

Philippe Parrot : Poème contemporain 1 : Amours inavouables dans Poésie Inconnue-300x138

Photo trouvée sur internet – Auteur non identifié

 .

Poème 1 : Amours inavouables

 .

J’adore fixer tes yeux et voir, chair captive,

De ton regard profond aux reflets de miroir

S’évader l’âme brûlante, hier encore rétive,

De la femme asservie à mes amours noires.

 .

Entre tes bras en croix d’attachée sans pudeur,

Ma tête s’est installée dans le creux de l’épaule.

Grisé par l’odeur fauve de tes aisselles en sueur,

Ma langue vagabonde a gaiement joué son rôle :

 .

Pourvoyeuse de plaisirs !… Mâle en rut

Qui marque sa femelle, docile et consentante,

Avec aveuglement, je t’ai léchée partout. Mais chut !

Qu’ils ignorent où ton sang a rougi ma salive. Impudente !

*      *      *      *

Vives et alertes, mes narines à leur tour rentrèrent dans la transe

À coller à ta peau. Ton pubis à portée, j’ai enfoui là mon nez.

Exhalaison puissante, il s’est soûlé de toutes tes essences,

Puisées dans tes entrailles mais gardées au secret.

 .

Fragrances enivrantes d’entre tes cuisses soumises,

Écartées par des cordes à tes pieds. Mon sexe t’a pénétrée,

Avide de se perdre dans ces entrées béantes à lui seul promises,

Offertes à mes faims, aveugles et impétueuses, par l’amour égarées…

 .

Soudain, ta bouche très vorace a réclamé son dû : me manger et me boire ! 

Esclave de tes envies, mon membre s’est retiré pour conquérir ton palais.

Enthousiaste et fébrile, tu l’as emprisonné entre tes deux mâchoires,

Serrant avec tes dents ma verge turgescente censée t’empaler…

*      *      *      *

Attachés l’un à l’autre par des liens très palpables,

Lequel était assurément le maître ? Nous ne le savions plus.

Portés par la fougue d’étreintes ténébreuses, nos natures insatiables

Jouissaient de cette grâce. Restez chaînes, dans l’esprit, ancrées à l’Absolu !

.

Ma Douce, Toute-Belle, indolente et sauvage, voguons sur la même onde !

Embarquons dès l’instant nos corps confondus, entremêlés et ivres,

Sur un navire rapide et souverain en partance vers nos mondes.

Car ces entraves volontaires, c’est le cœur qu’elles délivrent.

.

Et un orgasme a jailli, tous les deux envahis d’émotions intangibles,

Tant notre amour est grand son avenir certain et sa force invincible.


fichier pdfP 1 – Amours inavouables

Poème écrit par Philippe Parrot

Le 15 décembre 2011.

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Sur le même thème, découvrez un autre poème : P 225 – L’encordée

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