Quand un instant semble « magique », c’est bien souvent parce que l’esprit et le cœur sont envahis de concert par la perception et le sentiment que le Temps s’est arrêté brusquement, son cours suspendu comme par miracle, changé en un vécu intemporel qui paraît n’avoir ni début ni fin. Transportée ailleurs, durant quelques secondes, la conscience parvient alors à un état, proche de l’extase, où les choses et les êtres se fondent et se confondent en une seule et même réalité. Les causes du phénomène sont multiples.

Ainsi, c’est parfois la troublante fragrance d’un parfum sur la peau qui donne l’occasion de vivre l’expérience, possédé par ses effluves capiteux dégagés par le corps, soudain révélé et transcendé, d’autant plus ensorcelants qu’ils émanent de la personne aimée. Ne reste plus qu’à jouir du bonheur, en comblant la femme qui le porte et vous transporte, idéale incarnation à vos yeux de la beauté, de l’intelligence et de la sensibilité.

Et de réaliser avec émerveillement qu’en ce jour, à travers elle, une étoile est née. Qu’elle brille encore longtemps, dans nos mémoires et là où elle est !

Philippe Parrot

Instant magique

Image de prévisualisation YouTube

*       *       *       *

Poème 52 : Une étoile est née

 .

Au milieu du portail,

Ouvert sur les étoiles

Et leurs lueurs stellaires

— Jaillies toutes par vagues —

Ton corps nimbé

D’éther et de grâce

A surgi du néant,

Abysse d’univers.

Oh ! Bel « Instant Magique » !

Tu arrêtes le Temps

Ou tu colles à sa peau

Selon qu’elle s’en pare…

*      *      *      *

À te voir apparaître,

Sculpturale beauté,

Dans la lumière spectrale,

Avec ton port altier,

Gainée élégamment

Dans une robe de soie

Au dos tant échancré

Qu’à hauteur de la taille,

— Exhibées sans pudeur —

On distingue tes fesses,

Arrondies et offertes,

Et la pointe de ta raie…

 .

À t’entendre avancer

D’un pas cérémonial,

Scandé par le bruit sourd

— Dispersé en échos —

Des pointes de tes talons,

Frappées contre le sol

Avec tant d’insistance

— Pleine de solennité —

Qu’on dirait les coups

D’une crosse d’évêque

Dans une allée centrale,

En marche vers l’autel…

 .

À t’observer progresser,

Sûre et décidée,

Élégante et princière,

Dans cet étrange lieu,

— Immense nef vide,

Écrasante de respect

Par sa froideur ambiante

Et dérangeante à souhait

Par ses mystères cachés —

Sans autre mobilier

Qu’un étroit escalier

Axé sur les cieux…

.

Il a compris de suite

Qu’en ce jour mémorable,

Sous l’égide de fées

— Aux baisers empressés

Sur ton front déposés —

Au sceau de leur amour

Et sous leur protection,

Une étoile était née.

Toi, sublime créature,

Au cœur si généreux

Qu’elles t’appelèrent :

« Ma Douce » !

*      *      *      *

Lointaine et impavide

Tu t’approches des marches

Et engages la montée,

Tout en colimaçon,

Ta main sur la rampe,

— Entrelacs de fer forgé,

Finement travaillés,

Entre lesquels passent,

Entrevus une seconde,

Des morceaux de tes chairs — .

Troublantes exhibitions,

Elles embrasent ses désirs !

 .

Ainsi, avec quelle superbe,

Au milieu du parcours,

Tu découvres ta cuisse

Entre deux pans d’habit,

Gracile et longiligne,

— Trop brève apparition

Aux charmes incendiaires — .

Mais tu poursuis ta quête,

Obscure et obsédante,

Tes yeux vers les hauteurs,

Ne laissant derrière toi

Qu’une traîne soyeuse.

.

Faute d’un chambellan

La tenant bien en main,

Elle s’étire par terre.

On dirait la queue

D’une funeste comète

Ravie de laisser derrière elle

Les traces de ton dernier amant.

D’ailleurs, ne jettes-tu pas,

Dans le vide, le présent

Qu’il te fit, vite brisé

Au sol ? Libérée du passé,

Recouvre ta liberté !

 .

Parvenue au sommet

Tu tends soudain la joue,

Le visage détendu

Et tes deux yeux fermés,

Prête à t’abandonner

À de nouvelles extases.

C’est pourquoi tu saisis,

— Prémices au renouveau —

L’incandescente aura,

Émergée des ténèbres.

Va ! elle guidera ta route

Vers d’ardentes passions !

*      *      *      *

Mais, en l’effleurant

Des mains, elle irradie

Tes membres pour atteindre

Ton âme, arrivant jusqu’à lui,

Toujours dans ton esprit,

Pour quelques temps encore…

Alors, en ce jour béni,

Avant de disparaître,

Il veut te remercier,

Par ta seule présence,

D’être ce héraut flamboyant,

Donateur de bonheurs.

.

Celle dont les hommes rêvent mais que si peu côtoient

Et qu’au hasard d’un voyage, il croisa, tout pantois !

 .

fichier pdf P 52 – Une étoile est née

Poème écrit par Philippe Parrot,

Commencé le jeudi 21 août 2014

Et terminé le vendredi 29 août 2014

Vous aimez ce poème. Partagez l’article ! Vous contribuerez ainsi à la diffusion de mes mots.

Image de prévisualisation YouTube

Pour visualiser le poème en même temps qu’il est lu, cliquez simultanément sur le fichier pdf et la vidéo !

Retour à la page d’accueil

 *      *      *      *      *

 I need you

*      *      *      *      *

Pour accéder à la totalité de mes poèmes classés par ordre chronologique et thématique, veuillez cliquer sur l’une des bannières ci-dessous :

Tous mes poèmes de 1 à 100        0 - Tous mes poèmes  De 101 à 200 bf

Tous mes poèmes de 201 à 300        Tous mes poèmes de 301 à 400

0 - Tous mes poèmes  De 401 à 500        Tous mes poèmes par thèmes

*      *      *      *      *

Notification : Conformément au code de la propriété intellectuelle (loi n°57-298 du 11 mars 1957), il est interdit d’utiliser et/ou de reproduire et/ou de modifier et/ou de traduire et/ou de copier le texte ci-dessus, de façon intégrale ou partielle, sur quelques supports que ce soit : électronique, papier ou autre, sans l’autorisation expresse et préalable de l’auteur. Tout droit réservé.

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 

 

 

Mots-clefs :, , , , , , , , , , ,

Les commentaires sont fermés.

Théâtre du Moment | Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | apprentie