A priori, un voyage en terre africaine déjanté. Deux amants qui se baladent dans la savane, s’émerveillant d’un arc-en-ciel qui semble cautionner leur idylle… Un zèbre qui se trémousse de joie à les voir si amoureux… Une girafe qui s’attendrit à observer leurs effusions touchantes… Enfin, un peintre noir, sorti de nulle part, qui brosse en quelques coups de pinceau leur portrait tandis que les deux tourtereaux s’assoient sur un chameau, hilares et ivres de limonade… Plus loin, un lion et un rapace qui les fixent, regard impénétrable et carnassier, l’un couché dans les broussailles, l’autre, planant dans les cieux…

Effrayé par ce qui les attend, le voilà qui se réveille brusquement. En fait, ce n’était qu’un rêve dans le lit de sa compagne, blotti tout contre elle…

Philippe Parrot

398 - Savane bigarrée

Photo libre de droit trouvée sur Pixabay.com ( Auteur : Gdakaska )

*      *      *      *

Poème 398 : Savane bigarrée

.

Un arc-en-ciel,

Un peu cérémoniel,

Tout à coup, s’arc-boute

Entre nos chères routes.

Ses passagères couleurs,

Éclatantes, demeurent

En nos cœurs éblouis

De se dire « Oui ! ».

.

Belle embellie !

Elle sonne l’hallali

De nos anciennes vies

Et ranime mes envies !

À s’ouvrir à l’Indicible,

Pris comme seul cible,

Flèches dans le mille,

Elle me laisse fébrile.

*      *      *      *

En contrebas, un roc,

Insolemment mastoc

Indique les frontières

De ma Raison altière.

Au son de ma guitare,

Électrique, qui s’égare,

Un zèbre se trémousse,

Une girafe se fait douce.

.

Dans cette délirante savane,

Un peintre noir se pavane

Et croque notre portrait,

Vite, en quelques traits.

Assis sur un chameau,

On en perd nos mots

À rire à la cantonade,

Saouls de limonade…

*      *      *      *

L’insondable fixe regard

D’un lion, à maint égard,

Rend toutes mes pensées

Carnassières et insensées.

Quant à l’œil des rapaces,

Si fixe qu’on ne s’en lasse,

Il dissipe le vague à l’âme

Des êtres que l’on blâme.

.

Bien loin des homélies,

Je découvre dans ton lit

Les contrées inexplorées

De ton nubile corps adoré.

Si chatte qu’entre tes griffes,

Il est vain que je me rebiffe,

Adonné avec délectation

À ta torride dévotion…

.

fichier pdfP 398 – Savane bigarrée

Poème écrit par Philippe Parrot

Entre le 22 et le 24 août 2019

Image de prévisualisation YouTube

Visualisez la vidéo ci-dessus, en plein écran, directement sur YouTube !

Image de prévisualisation YouTube

Vous aimez ce texte. Partagez l’article ! Vous contribuerez ainsi à la diffusion de mes mots.

Retour à la page d’accueil

 *      *      *      *

 I need you

*      *      *      *

Pour accéder à la totalité de mes poèmes classés par ordre chronologique et thématique, veuillez cliquer sur l’une des bannières ci-dessous :

Tous mes poèmes de 1 à 100        0 - Tous mes poèmes  De 101 à 200 bf

Tous mes poèmes de 201 à 300        Tous mes poèmes de 301 à 400

0 - Tous mes poèmes  De 401 à 500        Tous mes poèmes par thèmes

*      *      *      *

Notification : Conformément au code de la propriété intellectuelle (loi n°57-298 du 11 mars 1957), il est interdit d’utiliser et/ou de reproduire et/ou de modifier et/ou de traduire et/ou de copier le texte ci-dessus, de façon intégrale ou partielle, sur quelques supports que ce soit : électronique, papier ou autre, sans l’autorisation expresse et préalable de l’auteur. Tout droit réservé.

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 

Les commentaires sont fermés.

Théâtre du Moment | Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | apprentie