En ces temps de confinement où nous devons désormais rester cloîtrés, claquemurés dans un espace fini et familier qui n’avait jamais généré d’angoisse jusqu’alors — si libres de nos mouvements que nous étions ! — le voilà soudain qui revêt, coronavirus oblige, l’aspect oppressant d’une cellule de prison.
Condamnés à la réclusion, non pas à perpétuité mais tout au moins pour quelques semaines, l’heure est venue d’occuper notre temps comme nous ne l’avions jamais fait auparavant. Obligés de rompre avec nos habitudes, nos marques, nos certitudes qui, toutes, nous rassuraient, il nous faut, à marche forcée et sans boussole, nous adapter, improviser, endurer, bref, inventer de nouvelles manières de vivre, plus spartiates que celles d’avant.
Exception faite des solitaires invétérés ! Épanouis dans l’isolement, le silence et le recueillement, cette nouvelle existence ne rompt en rien avec la précédente. Rêves, échappées et visions y occupent toujours une place centrale, voire vitale, seule garante de leur équilibre comme de leur paix intérieure…
Philippe Parrot.
Photo libre de droit trouvée sur Pixabay.com ( Auteur : Insspirito )
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Poème 427 : Sous la voûte céleste
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Au gré de ses rêves matinaux
D’Amazones, par maints anneaux
Attachées aux incandescentes étoiles,
Lueurs dans les noirs abysses de la toile
De la Voûte Céleste, fière, elle se voit,
Avant qu’elles ne trouvent leur voie,
Libérées par elle de leurs chaînes,
Les aider à oublier leur déveine,
Ses mots et mélodies chantant
Leur courage hors du Temps.
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Esclaves, dans les recoins d’univers
Parallèles, d’insatiables pervers,
Ses attentions trop humaines,
Ses paroles trop amènes,
Son cœur trop généreux,
Ses yeux trop chaleureux,
Combleraient leurs attentes,
Leur âme en quête d’ententes…
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Au milieu des flammes de cet enfer
D’éthers maléfiques où se terrent
Des diables cornus, tremblantes
Sous leur joug, vive et plaisante,
Son imagination, dispensatrice
De visions, toutes émancipatrices,
Sous un croissant de lune diaphane,
Leur révélerait les charmes du Profane.
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Alors, sans aucune retenue, brisant
Leurs liens aux hommes trop infantilisants,
En guerre contre le soi-disant Éternel Féminin,
Elles tueraient leurs maîtres, cruels nains,
Avant de lui faire don, dans les Cieux,
De leurs couilles, si mâles adieux.
Ainsi… tourbillonnent ses songes
Au fil de la misandrie qui la ronge,
De jour comme de nuit sous son toit,
Héroïne d’abracadabrantesques exploits !
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Poème écrit par Philippe Parrot
Entre le 24 et le 26 mars 2020
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