Le lundi 25 mai 2020, en début de soirée, à Minneapolis (Minnesota, USA) George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, est interpellé par des policiers dans sa voiture, soupçonné d’avoir acheté des cigarettes avec un faux billet. Il est extrait de son véhicule, menotté et plaqué au sol sur le ventre. Durant tout le temps de cette immobilisation qui durera 8 minutes et 46 secondes, Derek Chauvin, l’un des quatre représentants de l’ordre, va appuyer son genou sur le cou de George Floyd alors que ce dernier répète à plusieurs reprises « I can’t breathe  » (je ne peux pas respirer).

Quand l’ambulance arrive enfin, George Floyd ne bouge plus, inconscient. C’est à l’hôpital qu’il sera déclaré mort.

Philippe Parrot

439 - Georges Flyod

Portrait mural de George Floyd à Berlin (Allemagne), en mai 2020. (Wikipédia)

Image de prévisualisation YouTube

Mort de George Floyd (enquête du journal : The New York Times)

Image de prévisualisation YouTube

Poème d’Abner Rigaud en hommage à George Floyd.

 *      *      *      *

Poème 439 : George Floyd – I can’t breathe !

 .

Sale décompte mortifère

D’agonie vue qu’en Enfer !

« 8 minutes et 46 secondes ».

Étranglé — immonde monde ! —

Un genou sur la nuque. Quels maux !

« I can’t breathe ! »… Quels mots !

*      *      *      *

Assis dans une berline, garée

Sur l’avenue — a priori affairé —

La portière ouverte, que faisait-il ?

Rien qui ne soit pas dans le droit-fil ?

L’enquête, sans doute, nous l’apprendra

Quoique, ses résultats, Lui ne les connaîtra.

.

Sous prétexte d’un contrôle,

Jouant parfaitement leur rôle,

Des policiers zélés l’ont obligé,

Cerné par eux, comme piégé,

À s’ôter de son siège, aussitôt

Menotté, pris dans leur étau.

 .

Interloqué, les mains dans le dos, hercule

Plaqué au sol, tout contre un véhicule

De Police, en ce lundi 25, éclatant,

De mai où la douceur du printemps

Nous pousse tous, au sortir de l’hiver,

À vouloir revivre, l’esprit enjoué, ouvert,

 .

Il en alla, quant à lui, autrement.

Imposant, avec, comme vêtement

Sur sa poitrine, un noir débardeur,

Porté à même la peau, au baroudeur

S’amusait-il à jouer ? Hélas, des flics

L’en ont empêché, devant un public…

.

Face contre terre — traité comme une bête

Couchée dans la poussière qu’à la fête,

Un gars, froid, bloque pour la marquer

Au fer rouge — butors obtus et baraqués,

Trois cops, trop imbus d’eux, l’ont immobilisé.

L’un, tout son poids sur sa gorge, l’a même sadisé.

.

Au sein d’une aire intemporelle

Qu’il devinait obscurcir ses prunelles,

Sa conscience vacillante, son souffle toujours

Plus court, G.F sentait, avec effroi, venir son tour…

Comment se débattre, se libérer et fuir quand, à hauteur

Du cou, du dos, des jambes, vous écrasaient trois prédateurs ?

 .

Les secondes s’égrenaient, interminables

Et douloureuses. Il suffoquait, incapable

De bouger, s’époumonait à répéter, fort,

Ne pouvoir respirer, malgré ses efforts…

Soudain, on l’entendit, dans un cri étouffé,

Sa mère l’appeler. Mais les jeux étaient faits !

 .

Au terme d’un abominable calvaire,

À trop longtemps se voir privé d’air,

Son cœur s’arrêta et, les yeux révulsés,

Son corps se relâcha, cessant de convulser.

Ses muscles se détendirent. Sa vessie se vida.

George Floyd était mort. Tué comme à la corrida !

*      *      *      *

Derek ! Qu’est-ce qu’elle avait donc ma gueule — de Noir ! —

Pour que tu ne cesses d’espérer la voir sous un linceul de moire ?

Serait-ce que la tienne — de Blanc ! — par principe, vaudrait mieux ?

Faut-il que tu sois un con pour croire ça, doublé d’un monstre sans dieux !

 .

fichier pdfP 439 – George Floyd I can’t breathe

Poème écrit par Philippe Parrot

Écrit entre le 24 et le 27 juin 2020

Image de prévisualisation YouTube

Visualisez la vidéo ci-dessus, en plein écran, directement sur YouTube !

Image de prévisualisation YouTube

*      *    *      *      *

 I need you

*      *      *      *      *

Pour accéder à la totalité de mes poèmes classés par ordre chronologique et thématique, veuillez cliquer sur l’une des bannières ci-dessous :

Tous mes poèmes de 1 à 100        0 - Tous mes poèmes  De 101 à 200 bf

Tous mes poèmes de 201 à 300        Tous mes poèmes de 301 à 400

0 - Tous mes poèmes  De 401 à 500        Tous mes poèmes par thèmes

*      *      *      *      *

Notification : Conformément au code de la propriété intellectuelle (loi n°57-298 du 11 mars 1957), il est interdit d’utiliser et/ou de reproduire et/ou de modifier et/ou de traduire et/ou de copier le texte ci-dessus, de façon intégrale ou partielle, sur quelques supports que ce soit : électronique, papier ou autre, sans l’autorisation expresse et préalable de l’auteur. Tout droit réservé.

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 

Mots-clefs :, , , , , , , , ,

Les commentaires sont fermés.

Théâtre du Moment | Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | apprentie