La quête du pouvoir comme son exercice nécessitent toujours la mise en place d’organisations destinées à assurer un cadre à l’action politique. Si elles sont, au départ, créées pour porter des valeurs censées défendre le bien-être des peuples — donc, si elles sont conçues, a priori, comme de simples moyens mis au service des « masses » — très vite, les hommes impliqués dans ces institutions ne songent plus qu’à en assurer uniquement la pérennité, prêts à trahir les principes qu’elles défendent sous prétexte de préserver les privilèges qu’elles génèrent et dont ils sont les seuls à profiter.
Voilà pourquoi, soucieuses de cacher cet effet pervers inscrit dans le devenir même de toute structure, ces « élites » font journellement maintes promesses, prennent quotidiennement maints engagements — rarement tenus ! — pour endormir l’esprit critique des citoyens et les empêcher de réaliser qu’en fait les décisions des gens de pouvoir ne servent, consubstantiellement, que des intérêts et jamais des causes.
Voilà pourquoi la langue de bois a encore de si beaux jours devant elle…
Philippe Parrot
Photo libre de droit trouvée sur Pixabay.com (Auteur : Johnhain)
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Poème 450 : Langue de bois
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Les hommes politiques prétendument sensés,
Par les médias bien trop souvent encensés,
Cachent des tonnes d’arrières-pensées
Machiavéliques, toujours financées
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Par leurs amis banquiers, en coulisse.
Leur objectif, derrière leurs artifices,
Est de noyer les misères et injustices
Dans le flux de leur éloquence factice.
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Fats, trop imbus de leur propre valeur,
Ils tuent l’esprit critique et raisonneur
Des citoyens, avec adresse les leurrent
En promettant la fin de leur malheur.
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Ô peuples soumis à des revers cuisants !
Ils ne portent que des regards méprisants
Sur vos âpres destins, souvent peu reluisants.
Dans leurs discours-fleuves, vertueux soi-disant,
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Au Parlement, du haut du Perchoir,
En bonimenteurs en quête de gloire,
Ils répètent sans y croire qu’un soir
L’être pourrait supplanter l’avoir…
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Dans leur for intérieur, évidemment
Qu’ils refusent l’idée d’un tel avènement
Qui ôterait la légitimité de leur gouvernement !
Pourtant, ils défendent avec conviction l’argument.
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Ignorons ces mots creux de leur langue de bois !
Opérons dès l’instant ce changement hors-la-loi !
Par leur faute, à faire jadis les plus mauvais choix,
Notre Monde s’est engagé sur la pire des voies !
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Alors, fermons une si longue parenthèse !
Mesurons l’ampleur de notre profond malaise
Et cessons d’écouter leurs sempiternelles fadaises,
Assis devant la télé, ravis de prendre nos aises !
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Car, nos silences, à étouffer nos aspirations,
Car, nos peurs, à inhiber notre imagination,
Conduisent à une bien désarmante réaction :
Ôter à jamais son « R » à la « Révolution » !
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Poème écrit par Philippe Parrot
Entre le 21 et le 24 septembre 2020
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