Dans les décennies à venir, l’un des enjeux incontournables auquel le continent européen devra faire face, sera l’afflux croissant de populations venues d’Afrique, d’Orient et d’Asie, poussées, non seulement par le réchauffement de la Terre avec la montée des eaux, la désertification et les dérèglements climatiques, mais aussi par la violence des conflits régionaux avec leur cortège de guerres, de massacres, de famines et de chaos.
Dans un tel contexte de déliquescence des structures politiques, économiques et sociales, des milliers, voire des millions, d’être humains acculés à la misère et au désespoir, sans aucune perspective dans leur pays sinon d’y vivre et d’y mourir dans des conditions indignes, n’auront plus d’autre choix que de vouloir gagner l’Europe, seule zone géographique, à leurs yeux, garante de paix et de bien-être.
En conséquence, ces déplacements massifs de migrants ne pourront être maîtrisés et ces populations accueillies, qu’à condition que les peuples et les États d’Europe acceptent de partager avec ces « déracinés » leurs richesses et leur confort. À une époque où — l’U.E en crise — les égoïsmes nationaux et les peurs individuelles freinent toute initiative dans ce sens, il apparaît clairement que cette intégration n’ira pas sans une sérieuse remise en cause de nos pratiques culturelles et sociales.
Se pose alors la question : accepterons-nous, tout à la fois, de cohabiter avec ces « Étrangers » aux cultures si différentes et de diminuer notre niveau de vie puisque — crise sanitaire et économique oblige — moins de richesses devront être partagées entre plus de citoyens ?
Philippe Parrot
Photo libre de droit trouvée sur Pixabay.com (Auteur : Jodylehigh)
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Poème 452 : Fils barbelés
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Nos frontières
Se sont fermées
— Miradors édifiés,
Fils barbelés posés —
Aux bruits sourds
Des croquenots usés
Des « Sans-Grades »,
Ces Damnés apatrides
Par les guerres brisés,
Les famines minés.
.
Par des rêves insensés,
Toujours assaillis, à trop
Désespérer de ne pouvoir
Faire naître sur leur « terre »
Natale la moindre espérance
Dans leur cœur exsangue
Qui bat en leur poitrine,
Acculés, ils ont quitté
Pays et famille, leurs
Ancestrales racines…
.
Avec le fol espoir
De jouir, ailleurs,
D’assez de dignité
Pour affronter enfin
— Accueillis par nous
Autres, Occidentaux
À l’abri du besoin —
Les soubresauts
D’un monde
Sur sa fin.
.
Hélas, à trop craindre
Pour nos privilèges
De nantis, égoïstes
Et suspicieux, nous
Ne savons leur offrir,
En guise d’alternatives
À leur vie dans l’impasse,
Que des rafiots sur des mers…
Que des camps sur des îles…
Que des ghettos en ville…
.
Tandis que nous, bien au chaud,
Sur les réseaux, jouons à faire le show !
.
Poème écrit par Philippe Parrot
Entre le 7 et le 9 octobre 2020
Découvrez un autre poème sur le même thème : Poème 451 : L’exil et le gibet
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