Chacun d’entre nous, emprisonné dans le carcan des obligations et des vicissitudes de la vie quotidienne, ne peut s’empêcher de vouloir fuir, de temps à autre, les contraintes et angoisses journalières en découvrant d’autres lieux que celui qui lui est familier, en rencontrant d’autres personnes que celles qu’il côtoie. Hélas, le poids des habitudes aidant, la situation économico-financière l’imposant, nous nous contentons le plus souvent d’en rêver seulement.
Restent alors, pour ne pas sombrer dans la mélancolie, les chimères que notre esprit génère, soit à partir de souvenirs d’endroits ou d’êtres, traversés ou croisés, soit à partir de visions fantasmatiques forgées de toutes pièces par notre imaginaire. Quelle soit leur nature, le résultat est le même. Elles contribuent à rendre possible ces salvatrices échappées qui, en nous faisant voyager dans des contrées incroyables ou en nous faisant aimer des êtres remarquables, font vibrer nos cœurs.
Ainsi, vitales à notre train-train de sédentaire, contribuent-elles largement à agrémenter et à illuminer nos existences qui, sans elles, paraitraient bien ternes.
Philippe Parrot
Photo libre de droit trouvée sur Pixabay.com (Auteur : Geralt)
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Visions et chimère
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Mes pas m’amènent souvent, rapides et grands,
En rêve, dans un sous-bois où, mutine, elle m’attend,
Pressée qu’advienne le fol instant où, le cœur haletant,
Nos corps s’uniront, notre amour tellement flagrant.
Rieuse, il y a — en elle — tant d’enthousiasme et d’insouciance
Qu’à ses seules venues se meurt mon penchant à la plainte,
Qu’à ses seuls abandons se ravive mon désir d’étreintes,
Qu’à ses seuls propos s’étanche ma soif d’espérances.
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Elle est cette chimère aux traits évanescents
Dont de menus détails échappent à mon regard,
Comme ceux — dissous par le Temps sans égard —
Des êtres décédés qu’on aima, jadis, tendrement.
Oui ! Son intemporelle beauté rappelle les statues
De ces Vénus antiques sculptées, à l’ombre d’arbres,
Par la main d’artistes amoureux, gravant dans le marbre
La grâce de leur muse qu’ils savent fragile. Et bientôt disparue.
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Poème écrit par Philippe Parrot
Entre le 26 et le 28 janvier 2021
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