Il vient une époque où, entravé par un corps qui fait journellement sentir ses limites à d’imperceptibles signes qui ne laissent aucun doute sur son vieillissement, l’homme, contraint de composer avec ce processus, doit s’adapter. Comme s’il prenait une « hauteur de vue » qui ne lui était pas coutumière jusqu’alors, le voilà donc qui apprend, soudain bien fataliste et résigné, à se détacher de toutes ces passions, de tous ces projets, de toutes ces actions qui, dans la vie active, définissent habituellement les critères d’une existence pleinement vécue.
Exclu du marché du travail, coupé de tout engagement social — notamment des luttes pour défendre ou acquérir des droits qui contribuent aux changements de la société — à devoir faire « contre mauvaise fortune bon coeur », ou se pendre, il en arrive à se replier sur lui-même pour ne trouver le salut que dans de niaises activités qui l’aident à tuer le temps ou dans de creuses pensées qui l’aident à occulter le présent, privé des réalités qui le nourrissaient hier encore.
Dès lors, à s’étioler insidieusement, ne faut-il pas s’étonner si « le vieux » s’enferme, au bout du compte, dans un monde « pense-petit » où les habitudes et la routine tiennent lieu d’idéal, le bougre ne croyant plus en rien, revenu de tout.
Philippe Parrot
Photo libre de droit trouvée sur Pixabay.com (Auteur : Leroy_Skalstad)
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Poème 470 : L’esprit ailleurs
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Que j’aime la ressentir, enfin,
Me pénétrer ! Mais qui ?
« La » paix de l’âme !
Entrée en catimini,
Par un jour sans fin,
Dans un élan exquis,
Elle a, telle une dame,
Des douceurs infinies.
.
Mon cœur usé et las,
Trop chahuté jadis,
S’est posé, soudain
Détaché des émois.
Froid, j’éprouve, là,
Sans nul préjudice,
Libéré de mes faims,
Les charmes de sa loi.
.
Les hommes cruels,
Toujours en guerre,
Leurs fureurs et cris,
Je les ai fuis, défait !
Dans le bleu perpétuel
Où se déploie le pur éther,
Dans le vaste ciel où s’inscrit
Le soleil, j’apprécie ses bienfaits.
.
Au milieu des limpides Cieux,
Où Sagesse rime avec joie,
Abandon avec confiance,
Conscience avec espoir,
J’ai fait mes ultimes adieux
À tous les êtres de mauvaise foi.
Quant à toi, loin de moi, dans le silence,
Poursuis ta quête, seule voie qui t’aide à voir !
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Poème écrit par Philippe Parrot
Entre le 24 et le 26 février 2021
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