Il vient une époque où, entravé par un corps qui fait journellement sentir ses limites à d’imperceptibles signes qui ne laissent aucun doute sur son vieillissement, l’homme, contraint de composer avec ce processus, doit s’adapter. Comme s’il prenait une « hauteur de vue » qui ne lui était pas coutumière jusqu’alors, le voilà donc qui apprend, soudain bien fataliste et résigné, à se détacher de toutes ces passions, de tous ces projets, de toutes ces actions qui, dans la vie active, définissent habituellement les critères d’une existence pleinement vécue.

Exclu du marché du travail, coupé de tout engagement social notamment des luttes pour défendre ou acquérir des droits qui contribuent aux changements de la société — à devoir faire « contre mauvaise fortune bon coeur », ou se pendre, il en arrive à se replier sur lui-même pour ne trouver le salut que dans de niaises activités qui l’aident à tuer le temps ou dans de creuses pensées qui l’aident à occulter le présent, privé des réalités qui le nourrissaient hier encore.

Dès lors, à s’étioler insidieusement, ne faut-il pas s’étonner si « le vieux » s’enferme, au bout du compte, dans un monde « pense-petit » où les habitudes et la routine tiennent lieu d’idéal, le bougre ne croyant plus en rien, revenu de tout.

Philippe Parrot

470 - L'esprit ailleurs

Photo libre de droit trouvée sur Pixabay.com (Auteur : Leroy_Skalstad)

Image de prévisualisation YouTube

Jacques Brel – Les vieux

*      *     *     *

Poème 470 : L’esprit ailleurs

.

Que j’aime la ressentir, enfin,

Me pénétrer ! Mais qui ?

« La » paix de l’âme !

Entrée en catimini,

Par un jour sans fin,

Dans un élan exquis,

Elle a, telle une dame,

Des douceurs infinies.

.

Mon cœur usé et las,

Trop chahuté jadis,

S’est posé, soudain

Détaché des émois.

Froid, j’éprouve, là,

Sans nul préjudice,

Libéré de mes faims,

Les charmes de sa loi.

.

Les hommes cruels,

Toujours en guerre,

Leurs fureurs et cris,

Je les ai fuis, défait !

Dans le bleu perpétuel

Où se déploie le pur éther,

Dans le vaste ciel où s’inscrit

Le soleil, j’apprécie ses bienfaits.

.

Au milieu des limpides Cieux,

Où Sagesse rime avec joie,

Abandon avec confiance,

Conscience avec espoir,

J’ai fait mes ultimes adieux

À tous les êtres de mauvaise foi.

Quant à toi, loin de moi, dans le silence,

Poursuis ta quête, seule voie qui t’aide à voir !

.

fichier pdfP 470 – L’esprit ailleurs

Poème écrit par Philippe Parrot

Entre le 24 et le 26 février 2021

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Regardez les vidéos ci-dessus sur YouTube, puis, pour me soutenir, abonnez-vous à ma chaîne ! Merci.

Découvrez d’autres poèmes sur le thème du « Vieux » :

Poème 63 : Destin des vieux

Poème 222 : A vau-l’eau de vies

Retour à la page d’accueil

*      *     *     *

I need you

*      *      *      *

Pour accéder à la totalité de mes poèmes classés par ordre chronologique et thématique, veuillez cliquer sur l’une des bannières ci-dessous :

Tous mes poèmes de 1 à 100        0 - Tous mes poèmes  De 101 à 200 bf

Tous mes poèmes de 201 à 300        Tous mes poèmes de 301 à 400

0 - Tous mes poèmes  De 401 à 500        Tous mes poèmes par thèmes

*      *      *      *

Notification : Conformément au code de la propriété intellectuelle (loi n°57-298 du 11 mars 1957), il est interdit d’utiliser et/ou de reproduire et/ou de modifier et/ou de traduire et/ou de copier le texte ci-dessus, de façon intégrale ou partielle, sur quelques supports que ce soit : électronique, papier ou autre, sans l’autorisation expresse et préalable de l’auteur. Tout droit réservé.

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 

Les commentaires sont fermés.

Théâtre du Moment | Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | apprentie