Des vers de terre qui se la coulent douce à bouffer des macchabées, bien au chaud dans leur bière ; des livres couverts de poussière qui s’empilent dans des placards squattés par des fantômes qui dévorent des grimoires ; enfin, nous autres, drôles de bipèdes addicts au « Consommez ! » et shootés au « Moi ! », qui courons après les « choses » pour les posséder, les accumuler, les exhiber, convaincus de ne pouvoir « être » qu’à condition d’avoir !
En somme, des images saugrenues qui ne mènent à rien ; des propos colorés qui ne riment à rien ; des histoires débiles qui ne servent à rien. Sinon, peut-être, à inviter nos esprits à fuir une seconde logique et matière, raison et réalité.
Le temps d’une lecture, le temps de quelques vers ! Sans aucun doute, un trop bref instant.
Philippe Parrot
Photo libre de droit trouvée sur Pixabay.com (Auteur : Alexas_Fotos)
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Poème 481 : Inepties à la chaîne…
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À quoi donc cela sert-il
De faire stresser le cœur
Des vers de terre utiles ?
Ils œuvrent, sur l’heure,
.
Au destin bien funèbre
Des morts de tout bord,
Nettoyeurs de vertèbres
Que l’on méprise à tort !
.
Faut-il s’en servir d’appât
Au bout de nos lignes ? Les
Lombrics ne le veulent pas,
Trouvant les poissons laids.
.
Dans les tombes,
Sûr, ils préfèrent,
Loin des bombes,
Ne pas s’en faire !
* * * *
À quoi donc cela sert-il
D’entrouvrir des placards
Pleins de livres mis en piles ?
Ils cachent des fantômes hagards
.
Qui dévorent des grimoires.
Ils les souillent de sperme,
À baiser dans la nuit noire.
Faut-il, en d’autres termes,
.
S’en prendre à tous ces rats
Qui font bien mal leur boulot
À les fréquenter, même à l’opéra,
Sans songer à les bouffer, trop ballots ?
.
« Esprits » venus
De quel ailleurs,
Dans vos Nues
Que de peurs !
* * * *
À quoi donc cela sert-il,
Sur le marché de nos désirs,
D’acheter des gadgets débiles ?
Les caresser pour le plaisir ?
.
Ou les déposer, tout bonnement,
À Noël, sous les branches d’un sapin
Cachés, le temps qu’on fête l’événement,
Les mômes impatients d’y mettre le grappin ?
.
Heureusement, ces cadeaux-surprise,
Sortis tout droit du chapeau de la gamine,
Dans leur emballage plastique rouge cerise,
Se révèlent être, d’étonnements, une vraie mine.
.
Consommons !
Tant dépenser,
Nous aimons
Cette pensée.
* * * *
Jetez donc, à la mer, sans façon,
Ces propos au beau milieu des lames
Et glissez-vous au creux de bulles de savon
Pour qu’elles montent dans les airs, vos âmes !
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Poème écrit par Philippe Parrot
Entre le 21 et le 23 juillet 2021
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