C’était, en bord de mer, lors d’une matinée de printemps. Je marchais au travers de landes sans savoir où j’allais, ravi d’être seul. Mes pas suivaient un sentier qui serpentait, le long de falaises déchiquetées, entre ajoncs, genêts et bruyères. Peu fréquenté, la végétation y avait repris ses droits. J’avançais donc lentement, veillant à ne pas accrocher mes vêtements aux épineuses haies qui prospéraient sur le sol pauvre.
Sans l’avoir ni vu ni entendu venir, il avait soudainement surgi d’un raidillon qui, perpendiculaire à mon chemin, conduisait directement à une plage en contrebas. Vêtu d’une manteau qui le recouvrait entièrement et d’une capuche qui cachait son visage, il m’apparut tel un diablotin tout juste sorti de sa boite. Je sursautais, saisi, me demandant si je ne devais pas détaler à toutes jambes. Mais je n’en eus pas le temps. En quelques secondes, il était là, à ma hauteur, progressant à grands pas et feignant de ne pas m’apercevoir. Pourtant, quand, tête baissée, il me croisa, je l’entendis murmurer, avant de disparaître dans les broussailles, une phrase dont je ne compris que les premiers mots…
-) Dis, mon ami, saurais-tu, par hasard, si…
Fugace vision, il ne me reste, aujourd’hui, comme souvenir de cette fantomatique apparition que cet embryon de question, hélas trop vite emportée par le vent.
Philippe Parrot
Nota Bene : Il faut savoir s’arrêter. Désireux de cesser d’écrire des poèmes, le 500ième publié, je mettrai donc un terme à cette activité en fin d’année 2021. Si, bien sûr, l’existence ne vient pas contrecarrer mes plans ! Car, par les temps qui courent — coronavirus oblige et « p’tits vieux » dans sa ligne de mire — c’est une éventualité qu’il faut envisager.
Me reste donc encore, à ce jour, 16 poèmes à rédiger…
Photo libre de droit trouvée sur Pixabay.com (Auteur : Mohamed_Hassan)
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Poème 484 : Dis, mon ami…
.
Dis, mon ami,
Par hasard,
Saurais-tu…
.
Quelle trace
— Marque de
Notre venue —
Laisseront nos pas
Sur Terre, à constater
Qu’on doit poser
— Chaque jour —
Un pied de-
Vant l’autre,
En quête
D’horizons ?
* * * *
Dis, mon ami,
Par hasard,
Saurais-tu…
.
Quel projet
— Marque de
Notre orgueil —
Laisseront nos esprits
Sur Terre, à claironner
Qu’on les croit, seuls,
— Chaque jour —
Capables
De vaincre
Les forces de
La Nature ?
* * * *
Dis, mon ami,
Par hasard,
Saurais-tu…
.
Quel souvenir
— Marque de
Notre ardeur —
Laisseront nos cœurs
Sur Terre, à espérer
— Chaque jour —
Ne les voir s’arrêter
De battre qu’après
« Après-demain » ?
* * * *
Dis, mon ami,
Par hasard,
Saurais-tu…
.
Quel don
— Marque de
Notre amour —
Laisseront nos mains
Sur Terre, à vouloir
Qu’elles étreignent
— Chaque jour —
L’Autre, trop en
Mal de tendresse
Et d’ivresses ?
* * * *
Eh ! Ne sois
Pas inquiet !
Je n’attends pas,
De ta part, le début
D’une réponse.. Car,
Nul n’en a vraiment !
* * * *
Dès lors, mettons de côté
Ces questionnements stériles !
Laissons vagabonder nos rêves !
Laissons s’évanouir nos chagrins !
Laissons disparaître nos regrets !
À ne plus exiger d’un fatal Destin
Qu’il nous rende immortels,
À accepter enfin de n’être
Que de simples humains,
Qui vivent et meurent
Sans savoir pourquoi,
Suivons notre chemin !
.
Marcher sans se plaindre,
Parler quand il convient,
— Pour se sentir vivants
Mais aussi reconnus —
Voilà, là, l’essentiel !
.
À ne plus rien attendre que
Ce que le Présent offre,
Nos âmes s’apaiseront.
Et, nous nous oublierons
Tout contre un corps aimé,
Heureux et rassurés.
Quoique…
La route soit fort sinueuse,
Le voyage parfois long et
La marche bien âpre !
.
Poème écrit par Philippe Parrot
Entre le 17 et le 20 août 2021
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