À chaque fois pour de multiples raisons, aucun d’entre nous ne peut s’empêcher d’avoir, un jour ou l’autre, des regrets quant à un choix opéré, quant à une action engagée, quant à des propos tenus. Bien qu’un tel malaise, ancré au tréfonds de soi, soit vain puisqu’il ne changera rien aux faits — passés — qui le suscitent, il inocule trop souvent dans l’esprit une sorte de tristesse, voire un semblant d’amertume. Au point de pourrir l’instant…
Comme si, dans l’absolu, notre existence aurait dû suivre une autre voie, plus conforme à un certain idéal de vie. Mais, la marche de l’univers se fiche éperdument de nos états d’âme ! Le Devenir se déploie sans cesse, dans le Temps et dans l’Espace, indifférent au regard positif ou non que nous portons sur nos actes et nos paroles d’hier. L’essentiel, aux yeux de ce « Deus ex machina », est qu’on « fasse » pour que son destin ne cesse de s’accomplir. Alors, à l’image de cette énergie qui pousse le Cosmos à toujours être en expansion, nous aussi, avançons sans porter de stériles jugements sur ce que nous fîmes. Oui ! Allons de l’avant, laissant notre passé dans le Passé, pour nous immerger pleinement dans le présent, sans honte ni tourment !
Philippe Parrot
Photo libre de droit trouvée sur Pixabay.com (Auteur : Analogicus)
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Poème 485 : Regrets ?
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Pourquoi des regrets,
Pareils à des poignards
Plantés dedans nos cœurs
Quand il faudrait en savoir gré
Au destin, sous peine d’être un geignard,
De nous avoir permis, là, de jouir de bonheurs ?
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Enfants… à jubiler d’être de crédules
Joueurs, attachants mais railleurs,
Portés par une kyrielle de rêves,
Jour et nuit dans nos bulles,
Nous savourons ces heures
Qui s’écoulent sans trêve.
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Adultes… à donner raison
À l’esprit de Sérieux, assagis,
Satisfaits de rentrer dans le rang,
En quête d’un travail, d’une maison,
Nos pas, par la loi et des devoirs régis,
Nous apprécions ces cadres structurants.
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Vieux… à s’être libérés des promesses,
À s’être détachés des actions comme
Des excès de la passion qui dévorent
Les âmes, indifférents aux prouesses,
Dans nos chambres retirés, en somme,
Nous aimons flemmarder sans remords !
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Chassons toute amertume, en fait !
— Notre vie assurément remplie
Par la force des choses —,
Il ne nous faut surtout regretter
Ni les combats qui nous ont défaits,
Ni les épreuves qui nous ont poussés au repli
Puisque ce fut cette voie — « la nôtre », si j’ose, —
Que nous dûmes emprunter. Seul gage de notre identité !
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Poème écrit par Philippe Parrot
Entre le 14 et le 18 septembre 2021
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