Aurore déambulait le long des Boulevards, ravie de profiter de cette matinée de printemps. L’air était certes encore frais mais, pour la première fois depuis des mois, le ciel au-dessus de Paris, était bleu, sans nuage, avec un soleil bienvenu brillant au-dessus des toits de la capitale.
Sa grossesse bien avancée, elle s’inquiétait parfois de constater à quel point son corps s’était métamorphosé, surtout son ventre devenu si gros et rond qu’il lui semblait — comme elle se le disait à elle-même — aussi imposant que la proue d’un navire. Si lourd d’ailleurs, qu’elle posait souvent ses mains dessous pour le soutenir… Cependant, ses inquiétudes, quant à ces inesthétiques transformations, ne duraient jamais longtemps, d’autant qu’ayant fait le choix du célibat, de l’abstinence et recouru à une technique de Procréation Médicalement Assistée, elle ne souciait pas de plaire aux hommes. Alors, que sa silhouette s’empâte un peu après l’accouchement, c’était vraiment le cadet de ses soucis !
Elle se promenait depuis une heure lorsqu’elle éprouva la nécessité de s’asseoir à la terrasse d’un café. Elle venait à peine de s’installer à une table, massant doucement son ventre quand elle sentit soudain, comme en réponse à ses effleurements, de petits coups de pied donnés contre sa peau. Enfin, voilà qu’il ou elle se manifestait ! Bouleversée, elle sourit aux anges et caressa de nouveau son abdomen pour faire comprendre à son hôte qu’elle avait décodé son message et qu’elle se réjouissait de communiquer de la sorte.
Impatiente, désormais, qu’il ou elle arrive au plus vite.
Philippe Parrot
Photo libre de droit trouvée sur Pixabay.com (Auteur : Free-Photos)
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Poème 487 : Demain, mère…
.
Dedans ses chairs,
Dedans son ventre,
Niche son rêve. Oh !
Comme il lui pèse,
De plus en plus,
Au fil des mois !
.
L’âme sereine,
Le cœur léger,
Ses mocassins,
Avec leur fer, à
La semelle, font
Des claquettes
Sur les pavés
Pour qu’ « il, ou
Elle » l’entende…
.
Une tourterelle,
De passage,
S’en amuse
Avec — bien
Belle parure —
Son noir collier.
Lui fredonne-t-elle
Un chant d’amour
Ou roucoule-t-elle
Pour son compte ?
.
Sur le trottoir, de l’avenue,
Contre un vieil arbre,
Un chien s’arrête,
Lève la patte et
Pisse un coup.
.
Elle s’esclaffe,
En rires sonores.
Lesquels dérangent
Quelques passants
Trop pense-petits.
Quant au soleil,
À son zénith, il
Les accable…
En traqueur
D’ombres !
.
Soudain, elle pressent,
Pour la premier fois,
Que son beau songe
N’en est plus un…
Dans ses entrailles,
— Loin des mirages
Et des mensonges —
Voilà qu’un pied
Bat la mesure.
Puis, deux…
Calés sur la
Rythmique
De ses pas.
.
La rêveuse
Qu’elle était
— Coulent des
Larmes, de joie,
Sur ses joues —
Se sent presque
Prête — à cette
Seconde ! —
À défaillir.
.
Sur le boulevard,
Des gens le sentent,
Tant émus de croiser
Une mère épanouie,
Émerveillée… Mais,
Tout en pleurs. Et,
Qui l’attend !
.
Poème écrit par Philippe Parrot
Entre le 27 et le 30 septembre 2021
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