En cliquant sur l’image ci-dessous, découvrez le Livre 1 de mon pari poétique : « Ma clef dans ta main » publié le 09 septembre 2025 !
À l’exemple de Raymond Queneau (1903/1976) qui, dans son ouvrage « Exercice de style », réussit à raconter quatre-vingt dix neuf fois la même histoire, mais toujours écrite de façon différente, l’idée m’est venue, en avril 2016, de partir de la première strophe du poème de Charles Baudelaire « Parfum exotique » pour imaginer la soudaine et tragique passion entre un peintre et son modèle, en déclinant cent fois une seule et même structure poétique : celle créée par l’illustre poète et présentée ci-dessous.
« Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne,
Je respire l’odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu’éblouissent les feux d’un soleil monotone. »
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Nota Bene : Toutes mes déclinaisons écrites en 2016 ont été revues et corrigées durant l’été 2025. Par ailleurs, dans les livres 1 et 2 de « Ma clef dans ta main », treize éléments d’un puzzle sont insérés entre les déclinaisons permettant de voir apparaitre au fil de la lecture les traits du modèle allongé sur le sofa, entièrement dénudé, sa chair rose sur un fond bleu.
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« Ma clef dans ta main » : Livre 2 (déclinaisons de 51 à 100)
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Un des éléments du puzzle présentés dans le livre 1
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MA CLEF DANS TA MAIN
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Sur les 50 déclinaisons publiées dans le livre 1 de mon recueil « Ma clef dans ta main », vous trouverez dans cet article 20 d’entre elles sélectionnées.
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Déclinaison 1 du 27/04/2016
Quand, à travers la verrière, en ce radieux mois d’août,
Je te vis arriver, sous un rayon de soleil,
Je fus immédiatement traversé par l’éveil
Qu’insuffle « la Beauté » à l’artiste dans le doute.
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Déclinaison 3 du 02/05/2016
Quand, mû par quel dessein, en un élan fougueux,
Je suis allé ramasser tes habits jetés épars,
Je fus surpris de ressentir les frissons rares
Qu’éprouve un croyant à manier une relique, chanceux.
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Déclinaison 5 du 07/05/2016
Quand, tes effluves sur mes doigts, en une subtile transe,
Je pris le temps de lisser ma moustache,
Je connus le trouble d’un Nez, à sa tâche,
Qu’accroît l’excitation de découvrir une fauve fragrance.
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Déclinaison 8 du 16/05/2016
Quand, perdu dans mes pensées, en cette heure de travail,
Je me rappelais les « Vénus » venues poser là,
Je me surpris à mépriser le destin des êtres las
Qu’abat le constat de n’en avoir jamais prises par la taille.
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Déclinaison 10 du 21/05/2016
Quand, me fixant dans les yeux, en un regard profond,
Je t’entendis demander comment je te voulais,
Je fis la réponse évasive, près de mon chevalet,
Qu’attendait ton cœur fantasque, imprévisible sur le fond.
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Déclinaison 12 du 20/06/2016
Quand, tes jambes de gazelle pliées, en appui sur le coude,
Je m’émerveillais à la vue de ta gorge nacrée,
Je me laissais envahir par la joie, bien ancrée,
Qu’inspire la nudité d’une femme livrée sans baroud.
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Déclinaison 14 du 23/07/2016
Quand, au pourtour de ton sein droit, en un coin de l’arrondi,
Je dénichais, caché, un grain de beauté,
Je décidais d’absoudre l’envie de fauter
Qu’exprimait en maints fantasmes mon démon de midi.
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Déclinaison 16 du 30/07/2016
Quand, sous un rai de lumière, en un jaillissement d’émois,
Je vis apparaître la soyeuse toison de ton pubis,
Je ne pus contenir le trouble, augure de délices,
Qu’ont les mâles devant un sexe féminin, exhibé de sang-froid.
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Déclinaison 19 du 07/08/2016
Quand, songeant à mes amours passées, en un éclair de lucidité,
Je comprenais qu’elles avaient été ternes et vaines,
Je pressentis avoir devant moi Celle, trop humaine,
Qu’espèrent croiser dans la rue les rêveurs, en mal d’ingénuité.
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Déclinaison 21 du 14/08/2016
Quand, mon chien venu tout près de toi, en quête d’une caresse,
Je jalousais tes doigts cajoleurs posés sur son échine,
Je pestais contre cette prérogative, nullement anodine,
Qu’ont les bêtes d’obtenir d’inconnues faveurs et gentillesse.
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Déclinaison 24 du 27/08/2016
Quand, une mèche de tes cheveux glissée, en effleurant ton front,
Je la replaçais gauchement derrière ton oreille droite,
Je m’en voulais aussitôt de cette familiarité maladroite
Qu’avait suscité ta crinière cuivrée, aux reflets brun-marron.
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Déclinaison 27 du 03/09/2016
Quand, attachée à ton confort, en une remarque judicieuse,
Je t’entendis me demander deux drapés de velours,
Je les glissais sous tes hanches avec cet air balourd
Qu’ont les empotés devant une ingénue trop demandeuse.
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Déclinaison 29 du 10/09/2016
Quand, amer de devoir ignorer tes traits, en soi parfaits,
Je fronçais les sourcils en signe d’agacement,
Je me détendais en songeant aux ravissements
Qu’éprouveraient les galeristes à les imaginer en fait.
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Déclinaison 31 du 17/09/2016
Quand, conscient de mon privilège, en fixant tes iris noirs,
Je jubilais d’être le seul à voir leur profondeur,
Je me félicitais de pouvoir profiter de la faveur
Qu’ont les peintres de jouir d’intimité dans leur tour d’ivoire.
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Déclinaison 34 du 25/09/2016
Quand, conquis par tes lèvres, en un élan d’adolescent,
Je m’apprêtais à solliciter de ta part un sourire,
Je sentis qu’il ne fallait pas hypothéquer l’avenir
Qu’écourtent les invites à des préliminaires trop pressants.
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Déclinaison 38 du 09/10/2016
Quand, subjugué par ta silhouette, en une succession de traits,
Je traçais vite les contours de ta superbe plastique,
Je m’extasiais de voir apparaître cette grâce antique
Qu’exaltèrent les artistes académiques dans leurs portraits.
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Déclinaison 41 du 22/10/2016
Quand, au fil des secondes, en une progressive apparition,
Je fis surgir, après une série de touches, ta personne,
Je ressentis la fierté d’un dieu, créateur d’une madone
Qu’admireraient les hommes séduits par sa divine distinction.
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Déclinaison 44 du 30/10/2016
Quand, nos consciences à l’unisson, en une révélation louable,
Je me laissais pénétrer par notre silence complice,
Je craignais d’être aussi ridicule qu’un jeune novice
Qu’effraie le début d’une passion aux ivresses incroyables.
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Déclinaison 46 du 06/11/2016
Quand, captif de ton regard de braise, en mal de tendresse,
Je craignais d’oublier tout sens de l’honneur,
Je me surpris à réagir avec l’aplomb et l’ardeur
Qu’ont les Don Juan à se noyer dans l’œil de leur maîtresse.
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Déclinaison 49 du 19/11/2016
Quand, à faire mine de ne rien deviner, en une posture affectée,
Je me remis à ma peinture, accaparé par ta poitrine,
Je me souvins sous ton sein droit, comme en vitrine,
Qu’il y avait là un ravissant grain de beauté, joliment piqueté.
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« Ma clef dans ta main » : Livre 2 (déclinaisons de 51 à 100)
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