Cléa se rendait chez son amant, impatiente de dîner en sa compagnie. Rituel installé depuis des années, elle quittait chaque jeudi soir l’appartement qu’elle partageait avec Lucie, sa compagne, pour rejoindre Éric, « son » homme dont elle ne pouvait se passer, quand bien même leurs charnelles amours ne se consommaient qu’hebdomadairement. Lucie avait toujours accepté cette situation, soucieuse d’être en cohérence avec ses valeurs de tolérance, Cléa lui ayant dit clairement, dès le début de leur rencontre, qu’elle ne pouvait s’épanouir qu’à condition de vivre comme son cœur et ses sens l’entendaient. Ce qui n’était pas toujours évident puisque Cléa savait s’attacher à un être quel que soit son genre, aimer une personne quel que soit son sexe.
Telle était donc la nature de cette pétulante femme : extravertie et délurée, saine et spontanée, imprévisible et inclassable ! Pourtant, dans cette relation complexe et mouvante où les repères évoluaient constamment, portés par l’inextinguible joie de vivre de Cléa, tous trois avaient trouvé leur équilibre, gage de bonheur…
Philippe Parrot
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Poème 423 : Love’s Banana
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À la fin d’un repas très
Complice, prémisses
À de chers ébats, en
Chatte qui viendrait
Se coller à tes pieds,
Je m’approche, féline,
.
De toi. Puis me mets
À genoux… Exigeant,
En guise de dessert, la
Bouche grande ouverte,
— Cerise sur le gâteau ! —
De goûter avidement,
.
Au rythme qui nous plaira,
Ce que je nomme, rieuse,
Dans le secret des draps,
Provocante et désirable,
Insatiable et jouisseuse,
Ma « Love’s Banana » !
* * * *
À réclamer mon dû,
Salace gourmandise,
En délurée gourgandine
Aux audaces gloutonnes, tu
Sais que je veux : maintenant !
Ce fruit qu’ils prétendent défendu.
.
Bien qu’une telle faim soit huée
Par les prudes bondieusards,
Plus que la Pomme, il reste
Mon préféré. J’adore tant
L’ingérer. À mes ordres,
Excité, tu obtempères.
.
Tu l’exhibes
Prestement,
Servi pour moi
« Sur un plateau ».
À ma portée, je salive
Déjà, fin prête à l’avaler.
* * * *
À mon regard fièvreux,
À mon souffle plus court,
À mes joues empourprées,
Aux frissons sur mon corps,
Flagrants indices d’envie,
Tu perçois que j’ai hâte
.
De l’approcher… tout
Contre mon visage ;
De le sentir glisser
Entre mes lèvres ;
De l’emprisonner
Dans mon palais ;
.
De l’enserrer entre
Mes deux mâchoires ;
D’y puiser maints émois,
Ivre de tes mâles va-et-vient,
Orchestrés par tes mains,
Plaquées sur ma nuque.
* * * *
Submergée d’émotions, pressée
D’enfin passer à l’acte, yeux clos pour
M’oublier davantage à l’appropriation
Obscène et conquérante de ton sexe,
Voilà qu’en possesseur de ton vit,
Je l’enfonce entre mes dents…
.
Si goulûment
Qu’il disparaît
Dans ma gorge,
Profonde et
Chaude.
Offerte !
.
À cet instant,
Muqueuses
Contre pénis,
Ce n’est pas toi
Qui me pénètre mais…
À coup sûr moi qui te mange !
.
Au paroxysme de nos transes,
Tu attends que je me pâme,
Doigts titillant mon clitoris,
Avant de jouir à ton tour… Nos
Corps satisfaits, je me relève alors,
Ravie de t’embrasser avec véhémence.
.
Ah ! Quel
Bel extase
De partager,
— Ensemble — ta
Douceâtre semence,
Sur nos langues !
.
Poème écrit par Philippe Parrot
Entre le 24 et le 27 février 2020
Avertissement : La crudité du texte pourrait heurter des personnes sensibles. Sa lecture leur est donc vivement déconseillée.
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À lire sur un thème approchant : Poème 333 : La banane d’Anne et Poème 1 : Amours inavouables
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